Zététons!

l'incrédulité de StThomas
huile sur toile de caravaggio
A l’occasion d’une de mes récentes pérégrinations sur le net j’eus l’heur, ou le malheur, de croiser un vocable déconcertant. Un de ces mots qui par son essence sème le trouble dans votre esprit quant à la raison même de sa terminologie bizarroïde.
Si le discours rationnel amena certains penseurs à penser pour être, il se trouve que ce même rationnel s’en vienne parfois arpenter l’élucubration irrationnelle de la tautologie pour semer le doute dans le versatile de l’esprit.
Ainsi donc la précédente formule se voit retaillé dans la suspicion de la remise en question pour venir en final ériger le doute en art par la zététique.
Vous doutez ? Donc vous zêtes ! Et de zêtes à zététique il n’y a qu’un tic : celui de l’entêtement humain à vouloir coller, coûte que coûte, un nom de syndrome à toute manifestation humaine qui dévie un tant soit peu du normal (un terme qui au fil des jours perd de sa rationalité) et que certains esthètes de la réflexion, qui eux ne doutent de rien, s’empressent d’homologuer sous le nom de pathologie.
Voila donc Descartes supplanté dans son questionnement existentialiste qui confirme sa certitude d’être par le doute. Or, il ne suffit plus de douter pour être, encore faut-il douter correctement, loin de toute considération théologique diront les adeptes de la « bien pensance », conformément à la norme sartrienne que certains grands penseurs de la première moitié du monde, confirmant la forte présence du syndrome de "panurge" associé au syndrome du « 11 septembre », tentent d’inculquer à la deuxième moitié du monde manifestant apparemment le syndrome du « taliban », associé également au syndrome de "panurge"...comme quoi la culture troupeau fait des ravages dans les deux camps.
Dans une pernicieuse manipulation orchestrée par une élite convaincue des pouvoirs de l’argent, les premiers syndromiques, certains de leur doute primant l’existence sur l’essence, redoutent le manque de doute des deuxièmes syndromiques, ne doutant pas quant à eux de leur certitude primant l’essence sur l’existence. Une redoute qui les pousse à instaurer d’urgence la zététique comme arme d’atomisation massive contre les derniers remparts de l’esprit réactionnaire pour que le règne de l’incertitude, et par là même du marché, soit sanctifié.
Je sais que certains trouverons dans mes propos la présence de signes témoignant une évidence du syndrome du « complot » mais en attendant le tirage au clair de cet imbroglio zététique, il n’en reste pas moins que le nombre avoisinant les 4000 morts hebdomadaires en Irak est une certitude prouvant que l’humanité, par son plus virulent syndrome - celui de « la bêtise »- est gravement malade.
kb...zététicien