MA ROQUINERIE

"laissez l'onde aller légère aux sources du souvenir...c'est là que se trouve le meilleur à venir" kb

mardi, janvier 31, 2006

Ce bonheur au coin du feu

Quand la nonchalance se conjugue à un fond de musique, une cheminée qui vous retient chez vous au chaud et qu’au dehors dans la nuit, le hurlement d’un vent sur quelques flûtes d’arbres qui bougent dans tous les sens et qui fait vibrer l’air des sons venus d’un autre monde. Ces éléments chamboulent votre quiétude : je vois un sourire se dessiner sur quelques lèvres.
Un coup de foudre, non celui d’un grondement de tonnerre, mais un réel besoin d’écouter un peu de musique pour camoufler ces sons qui narguent votre sommeil : un LAMA aux intonations très chaudes, ou une voix plus suave aux intonations latines : le choix est assez délicat dans ces moments là.
Halo de lumière ? Ou lumière tamisée pour créer d’une main de fée un espace douillet où on a envie de rester le plus longtemps possible, un délicat mélange de couleurs, comme ce tableau aux paysages agrestes où on a l’impression que se dégagent une chaleur et un subtil cocktail de senteurs.
On est saisit par un étourdissant calme semblant de cet intérieur et qui aux sons de cette musique ramène une sérénité presque palpable qu’on a envie de dessiner , presque de saisir cet instant sur une toile. Mais aujourd’hui l’attention est captée ailleurs…
On m’avait déjà répété que le feu dans une cheminée est une présence, je n’avais jamais cru en cette parole ni lui donner crédit : je me disais que les gens s’inventaient des personnes, ou que c’est le fait d’être plongé dans ses souvenirs qui donnaient cette fausse impression, jusqu’au jour où on le vit réellement.
Personne chez soi, sauf ce feu allumé dans une cheminée en pierre. La pierre a une histoire mondiale , chaque fois me prend l’envie de la toucher de ma main, elle est à la fois lisse , patinée et belle, gardienne de la chaleur qu’elle diffuse aussi doucement dans tout l’espace qui l’entoure. Souvent me prend le désir de rester des heures devant cet antre.
Besoin de rien, mais juste de lire un livre ou tout simplement observer ces flammes toutes belles qui illuminent à elles seules toute la pièce.
On est juste tenu sous le charme de quelque chose dont je ne trouve pas le nom.
Une sensation comme si la cheminée animait à elle seule une présence mystérieuse, et que cette personne se faisait accompagnée avec un soupçon de parfum métissé, sentant à la fois le santal, le bois et l’encens.
Dans cet espace, le temps s’arrête, se coule au fil des douceurs de pensées qui nous agrippent, au fil où notre mémoire et souvenirs nous font voyager et puis surtout au fil de cette flamme, belle à vous couper le souffle.
Subjuguée par cette présence qui vous ouvre des portes pour récupérer vos rêves et vous réconcilier avec vous-même ?
Entre la magie d’un feu doux et l’ombre d’une flamme, une fresque s’entretient au doux feu de vos mots.
Perdus dans vos pensées s’entretient une délectable présence, gardienne des sons de votre cœur.
Le mot ne meut jamais, il se donne, se libère et se multiplie de splendeur.
Il se raconte dans une rivière de phrases pour capter la lumière, la passion, il se déploie sur de lointains rivage jusqu’à arriver à bon port.
Un port d’attache qui le retient dans une expression pleine d’étoiles.
Des yeux pleins d’étoiles ?


Lynn

vendredi, janvier 27, 2006

Hommage à Wolfgang Amadeus

Quand quelques notes vous ouvrent
Les portes d’univers un peu parallèles

Des notes douces, des symphonies langoureuses
Qui vous emportent, vous envoûtent et vous transportent

La musique est là, elle trotte dans votre tête
Oscillations douces qui étincellent comme une lumière
Qui vous enveloppe dans des airs enchanteurs

Plénitude des cordes d’un violent doux
Qui chante la plénitude de votre être
Un corps aux sons d’une mélodie

D’un concert qui vibre aux sons
Des accords qui s’envolent
Rattrapant le temps qui fuit

Musiques lyriques qui frémit
Au contact de chants intelligibles
Qui trônent dans l’espace

Mélancolie, ou nostalgie ?
Passions ou ardeurs ?
Euphorie ou poésie ?
Art ou mystère ?
Signe ou symbole ?


Musiques qui ramènent de l’espoir
Charmes captivants d’un autre univers
Soupirs d’un violent ou sonates
Sur un piano, simplicité et élégance

Pureté et clarté.
Des ‘ je’ sur quelques notes de musique.


Lynn

mercredi, janvier 25, 2006

Regards croisés...

Il suffit d’ouvrir les yeux
Laissez partir vos êtres
Il suffit,
De regarder autrement,
Le regard s’aiguise

Il s’affûte et se lisse
Il se défripe le temps d’une rencontre
Il suffit,
D’écouter les roucoulement d’une lyre
Avec comme fond ,un décor surprenant


Le temps de briser le silence
Pour rompre peut-être avec l’isolement
Ou encore chambouler une vision
Où le gris s’estompe et les couleurs reviennent

Pas à pas des liens se tissent, pas à pas
Une rencontre chaleureuse se brode
Il suffit,
D’un sentiment d’isolement qui s’en va
Au pas de course, chassé par des mots
Par ce flou magique qui fouille
Dans les âmes à la recherche
De pouvoirs guérisseurs
Où l’imagination s’évade
Sous les sceaux de l’étonnement
Où le transport se fait miraculeusement


Les mots à la fois charmants et chaleureux
Forcent les barricades des cœurs
Edifient de grandes galeries d’arts
Edifient en forme de jeu de mots
Des rencontres faites de partage



Réveillez l’artiste en vous,
Réveillez l’artisan de mots qui sommeille en vous

Lynn

lundi, janvier 23, 2006

Un espace fait de mots...

Quand des notes résonnent dans notre être
Quand des mots tel des cultes de déesses de phrases
Se versent dans les âmes en édifiant d’impressionnantes
Constructions échappant à tous plans d’architectes


Arabesques, volutes et vitraux ramenant une luminosité
Qui frappe les esprits en se révélant et se réveillant sous d’autres
Conceptions où la pensée vague et vogue dans des contrées
Exotiques, des espaces qui recèlent de secrets méditatifs


Les mots dépeignent les textes en vous conviant à une autre balade
Un voyage au sein de ces sculptures pleines de magnificences
De représentations et de symbolismes édificateurs
Une fresque murale peinte pour figer en mots les sensations


Pour figer peut-être le temps ?
Pour figer la parole ?


Pour figer l’être ou déterrer une ébauche de diversité d’émotions
Etonnants attribus qui s’allient, s’alignent en différentes réactions
Traçant au fur et à mesure l’esquisse d’un trait, d’une sensation
Revisitant les répertoires d’une musique aux écorchures de mots
Analyses en observations minutieuses ou spontanées
Qu’importe l’habileté, l’énergie se trouve suffisante


La fascinante découverte se fait de partage,
Elle est attachante, elle se fait de rénovation
Le lien est à la fois complicité et fusions

Le lien est séduction et rédemption en mots
Il érige un vif intérêt qui intègre l’harmonie

Ou



Pour figer peut-être le ressenti ?




Lynn….à l’écoute des mots

jeudi, janvier 19, 2006

Le paraître dites-vous?...

Le paraître est synonyme d'une dissociation de l’être. Une dichotomie qui se base sur l’apparence, sur des faux semblants et surtout qui trahit un mal être.
Paraître à défaut d’être se traduit par des comportements à double sens, à double portée.
La personne se veut ce qu’elle n’est pas en réalité, elle laisse planer des doutes sur sa personnalité. Un voyage dans ses deux notions aboutit aussi à un voyage mystique dans l’être.

Pourquoi certains se laissent entraîner dans ces méandres labyrinthiques, dans ses gouffres sans fins où les plongent ce voyage éreintant à la fois épuisant et assommant ?

Le paraître n’est pas seulement attaché à un comportement, il est aussi un état d’esprit, voir de pensée. La personne s’adonne à un jeu de pensée où il est questions de peurs. Une crainte quelque part de voir les autres se faire une idée vraie sur la personne ?
Il est aussi question de « vanité » ou l’autre croit tromper, alors que le jeu est déjà faussé depuis le départ.
Même si l’exercice peut paraître ingénu, des fois la quête est laborieuse, il arrive tout de même qu’un jour la lumière se fasse d’elle-même.

Les actes peuvent « mentir », ceci n’est pas à prendre comme une trahison, mais comme un témoignage de souffrances quoique la parole reste déloyale. Le mal- être est là.

Le paraître se veut aveuglant, mais l’entourage voit clair dans ce jeu de fausses apparences. La personne gagne plus à être franche avec elle –même pour la tranquillité de son être.

Il ne faut point affliger à l’être de ces paradoxes. La recherche de soi est un bonheur, une quête qui affectionne particulièrement la franchise avec soi, d’abord et avec les autres.

Dans la littérature ce thème est souvent évoqué : on est face à des personnages qui gagnent plus à être eux même, tout comme dans la vie réelle. Des fois la littérature est le miroir de la société.


On ne peut point habiller l’être de paraître, l’être se doit de se montrer tel qu’il est intérieurement.


Certains plaisirs sont simples : pour la santé de l’être, il faut prohiber le paraître, éviter son absurdité aussi.


Laissez respirer vos êtres...

Lynn

mercredi, janvier 18, 2006

Un Sourire..

Un sourire qui fait briller des étoiles dans les yeux
Qui demeure un remède pour la vie
Qui fait trembler d’émotions
Qui fait gommer les peines de l’âme

Un sourire….
Qui ramène de l’exil les âmes exilées

Un sourire….
Écume de l’être qui s’évanouit sur un visage

Un sourire…
Qui donne plus d’intensité à des traits,
Qui donne plus de charme

Un sourire…
Qui efface les détresses d’une main invisible et douce

Un sourire …
Qui étouffe les gémissements mornes dans un mouvement joyeux

Si le corps se pare d’étoffes soyeuses, lisses et fines
Si le corps se cache, ou s’expose, se devine ou s’entrevoit
Si le corps se meut, se décale, investit des espaces

Le sourire est l’étoffe la plus délicieuse et exquise du visage
Certains se devinent à travers, d’autres s’occultent derrière
Se déguisent, s’éclipsent, se masquent, se soustraient, se fardent


Un sourire…
Fait darder des rayons de bonheur sur des visages
Fait valser dans l’air une paix sur les âmes

Un sourire…
Tout simplement paisible qui console
Qui investit les sentiers des âmes
Illumine la vie en promesses

Un sourire…fleur sur un visage


Lynn

mardi, janvier 17, 2006

Pensées...

L’art est une aubaine pour les esprits.
Pensées véritables et profondes
L’idée fondamentale d’une intelligence en ébullition

L’art est d’abord questionnement en guise de corps et de plumes
Un équilibre imperceptible, inaudible et précieux trésor
L’éloquence de la pensée se tisse à travers cet ouvrage de mots

A travers le cheminement que prennent les idées dans notre esprit
Corps de textes qui palpitent dans nos cœurs et dans nos âmes
L’art s’attache aux choses de la vie, une toile, un poème

Une ballade accompagnée d’une douce brise naturelle
Terre d’ancrage qui console et assouvi les cœurs
Des amoureux d’une multitude et confusion de plaisirs.

Souffles culturels dans un bruissement de flots de vagues
Mère intarissable qui ne cesse de produire en alliant
Une fantaisie faite d’ombre et de lumière

Un frémissement qui s’élance dans l’océan
Dans une brise pleine d’émoi clairvoyant
Des lignes et des couleurs, des courbes
Arrondies, bombées ou voûtées, cintrées
Ou courbées qui s’investissent de secrets
Joies profondes incorporées d’accords
Faits de notes, de musiques et d’esprits



Un bouquet d’ivresse de mots, un bouquet de tableaux,
Un bouquet de roses blanches pour nourrir les esprits
Et nourrir les regards d’images …….



Lynn

vendredi, janvier 13, 2006

Apologie ou autocritique?...

La critique est constructive quand elle prône comme base l’écoute et l’assimilation du point de vue de l’autre. Elle se fonde sur un contrat de respect, sans pour autant que le partage du même point de vue soit une clause à honorer dans la stipulation de cet accord.
La critique permet de voir à travers différents points de vue ce qu’on a pu remarquer ou tout simplement apprécier.
Apprécier, n’est pas forcément le mot juste à employer dans pareille situation, mais au moins, il rend compte du fait de la présence d’un soubassement d’analyse à travers lequel on soumet un texte, une idée, pour apporter plus de précisions sur ce qui nous a marqué, ou dois-je dire, ce qui a retenu notre attention.
Entre un lecteur, un téléspectateur, un spectateur, les principes sont les mêmes, à la différence près que les grilles d’analyses différent ou se complètent suivant le mode d’expression utilisée.
Prenons à titre d’exemple, un film : notre appréciation, notre critique découle à la fois de notre capacité d’évaluer le texte et l’image à la fois. Le texte est le fruit du dit et du non dit, puisque il ne faut pas oublier que les expressions faciales des acteurs font office de texte aussi dans le film en question. On est à l’écoute du dialogue, des expressions et n’oublions pas aussi que l’on est à l’écoute du paysage. Autant d’éléments qui s’associent pour donner lieu à une évaluation appréciative ou dépréciative de ce que l’on observe et qui nous touche forcément.
La thématique évoquée par le film lui-même peut être soumise à la loupe du spectateur, elle est omniprésente dans chaque pellicule qui « déambule » sous nos yeux des fois désabusés. Certains accordent beaucoup d’importance aux sujets traités par les films : il est vrai que c’est à la base des messages véhiculés et transmis par le film en question. Notons, tout de même à ce propos, que la qualité du spectateur est à passer au crible : on peut regarder sans observer, comme on peut observer en portant des œillères en faisant fi des différents regards portés. Regarder ou observer fait-il de nous un spectateur actif ? Le débat à mon avis est ailleurs. On est passé à l’air où les images défilent, s’empilent, s’amassent et s’entassent, comme si dans cet amalgame hétéroclite réuni se perd quelque chose, je vous laisse le soin de le deviner : questions , interrogations à plusieurs réponses plausibles.
Il est à signaler dans cette même lancée que chaque réalisateur apporte son point de vue, l’angle, une prise de vue différente qui apportent un regard, une vison qui se fait par le biais de la clairvoyance et l’intelligence de l’écrit, la qualité des acteurs et aussi la réalisation scénique, cinématographique du film.
Le spectateur porte un jugement au-delà du fait de dire que le film est intéressant, il ouvre un débat constructeur sur le thème ou les thèmes abordés.


La question à se poser, qui est récurrente, et qui revient tel un leitmotiv, faut-il faire de la critique pour la critique ?
Critiquer cela suppose-t-il détruire le travail des autres quand on n’apprécie pas le message transmis ?
La critique n’est-elle pas une sorte de pont de communication tendu entre les différentes personnes pour construire un débat dans lequel on échange des points de vue contradictoires, mais dans le respect des personnes ?


Lynn.....faisant escale sur la critique

jeudi, janvier 12, 2006

Nostalgie...

Des perles de pluie
Qui se tiennent enlacées
Dans une spirale amoureuse
Elles résistent à l’érosion du climat
Aux tumultes de la tempête
Aux aléas des tempéraments
Elles se tiennent la main
Se regardent droit dans les yeux
S’encouragent mutuellement
Elles se ballottent d’une rive à l’autre
Dans une lutte acharnée contre le temps
Elles ne récusent aucun complexe
Par le passé le mouvement de spirale
Les entraînaient dans un mouvement
Dans une fantasmagorie constructive
Une quiétude presque acquise
Des perles de couleurs différentes si lointaines
Mais tellement si proches …


Certains arrivent à survivre aux déracinements, certains se détachent plus facilement que d’autres de leurs racines. D’autres y tiennent plus qu’autre chose à cette racine à laquelle ils appartiennent, elle est leurs forces. Le déracinement peut être le fruit d’une volonté de voir « ailleurs » ce qui se passe de l’autre coté de la rive , il peut être aussi le fruit d’un amour si doux et si attachant que l’on se sent l’envie de tout quitter pour faire le voyage. Ce n’est pas un voyage, c’est une rencontre qui est prédestinée.
Ce qui est aussi remarquable dans ce genre de voyage, c’est de voir la personne chercher tous les éléments qui lui rappellent les lieux qu’elle a laissé derrière elle. Une architecture, une voûte, un paysage, un court d’eau ….autant d’éléments qui renaissent de la mémoire pour se matérialiser dans ces espaces différents.

Différence n’est pas un critère rationnel à mon avis pour déterminer les diversifications : elle est juste une réponse juste plausible à certaines questions.




Lynn…..nostalgique

dimanche, janvier 08, 2006

Mémoire....quand tu me parles...

Jeu de miroir ou jeu de mémoire, une mémoire subversive, examinatrice, observatrice qui te saisit et te demande de l'exhumer du bien fond de toi. Elle demande à être libérée et être libre, elle réclame une part de lumière .Elle te nargue, te saoule, te pousse dans tes derniers retranchements. Elle est la gardienne de tes mots et tes maux, peut –être ? Elle joue à ce jeu de te faire miroiter à travers des miroirs, quoique invisibles les tréfonds de tes méandres, elle se perd dans les dédales de tes peurs.


Souvenirs de mots, souvenirs de chants d’une voix de ténor qui te transportent dans un mouvement où l’oubli est au rendez-vous. L’oubli dis-tu ? Non, juste une illusion qui te happe qui se présente tel un mirage, une bouée « de bout » de sauvetage, un leurre bien trompeur ! La mémoire n’oublie jamais : des images frôlent ton cerveau endormi et le réveillent par le biais d’un parfum, d’une image…..Des espèces d’électrodes qui t’électrisent et secouent tout ton être, comme des appels lancinants qui ébranlent ta mémoire pour lui rappeler jusqu’au moindre détails ses faiblesses , ses failles…. ?


Laisse toi envahir par ces sensations que tu sembles oublier et que ta peau s’en remémore avec exactitude, n’oublie point que la peau a une mémoire……….
Ton teint mat, à la fois des îles et d’ailleurs, se rappelle de cette couleur café que tu aimes bien, enfin, même si tu sembles lui donner une appartenance autre……


La mémoire a un charme dévastateur dis tu ? Elle vient …. Et voilà que ton réveil sonne pour la seconde fois te rappelant le quotidien. Par la fenêtre de ta chambre, tu regardes sans te lasser ce paysage tout blanc, il est un peu différent aujourd’hui aux premières lueurs de l’aube, il te paraît comme irréel , comme si tu continues à le voir à travers ta mémoire qui le reconnaît par cœur .Il t’arrive même de le dessiner tel un peintre avec une palette de couleurs et que des fois tu sembles te dire : en tant que peintre il faut le blanc contraste avec une autre couleur pour créer un univers…..tu cherches tes mots non ? Ah oui, tu voulais dire un univers « homérique ». Non, oublies un peu la tragédie, concentres toi sur ta toile….Un pinceau à la main, tu aimais bien, cette partie de la journée où tu es toute seule dans ton monde à toi : tu disais que tu ne t’ennuyais jamais et pourtant tu te cloisonnais dans une sorte de solitude que tu appréciais ! Pourtant la solitude, c’est de se sentir un peu seul dans le monde, bref, un peu dans « son monde à soi » …………..

Au contraire des autres, tu aimais bien t’isoler dans ton atelier à longueur de journée sans que le silence ne vienne te déranger, tu n’entendais aucun son, sauf celui de ton pinceau qui flirtait avec ta toile, tu adores ce son là : la plus belle musique que tu as écouté depuis que tu t’es mise un jour à redessiner par hasard……


Est-ce un hasard que te vouloir reconstruire le monde sur des toiles, ou cherches-tu à être rassurer en recréant ton monde, et à recréer tes couleurs ? Ah , je me rappelle nos longues discussions sur la notion des couleurs, la symbolique des couleurs….Bizarrement, une couleur revenait dans tes toiles, une couleur toute légère, à peine perceptible à travers des petites tâches ça et là….Un bleu tout pâle qui repeint ces notes , ces espaces un peu bleu dans le ciel…..Tu disais vouloir être un peintre impressionniste….peut-être pour impressionner…Mais non, tes toiles étaient un tumulte de courants picturaux , tu n’appartiens à aucune école ,encore moins à un courant tout dépend de ton humeur du moment…


Est-ce un hasard que tu t’es mise un redessiner ? Ou adores-tu comme tu dis le doux son de ton pinceau qui touche ta toile ? Ta toile, une liesse de sentiments aux sons de musique catalane, baroque, univers que tu crées à chacune de tes expositions où tu t’exposes aussi : tu ne voulais pas, tu t’entêtais à garder tes toiles pour toi en disant que c’étaient les tiennes, et que dans chacune d’entre elles, tu as laissé une part de toi. Tu disais exposer : c’est comme mettre à nu son âme devant un public. Cela me surprenait venant de toi : je t’ai toujours connu quelqu’un qui adore le contact avec le public, la prise de parole ne t’a jamais paru comme un exercice difficile, au contraire. Tu semblais adorer les feux de la rampe, tu semblais t’épanouir au fil de tes expositions et voilà qu’aujourd’hui tu m’assommes en disant que tu laisses quelque chose de toi.


Je remonte au temps où tu paraissais insouciante, moins accaparée, moins acariâtre par ton analyse auquel tu soumets ton monde actuel, ou tu aurais fuit le froid de la neige pour aller te loger et te lover dans la chaleur d’une mer d’ailleurs, où le soleil et le sable sont au rendez-vous. Ta mémoire retient-elle ces instants là : tu courrais pieds nus sur la grève … Ta mémoire reste t-elle muette à cette évocation ?...


Ta mémoire te poursuit et te rattrape : elle s’oublie, mais n’oublie rien, elle fait des efforts pour se reconnaître. Mais qui est ce " tu "que tu évoques ?


Ta mémoire est un personnage à part digne d’un conte de mille et une page…


Lynn

jeudi, janvier 05, 2006

Communication...quand tu nous rattrapes...

La communication non verbale….

Entre le geste et le message se passent des choses des plus étonnantes : un regard, un frôlement de cheveux, un indexe pointé, une main qui se caresse le bras, ou l’avant bras et longe le visage et une main, sa propre main qui se pose sur son propre cou……


Autant d’indices, de pistes de communications non verbales qui renseignent sur les personnes et leurs personnalités sans les dévoiler complètement tout ceci en conservant une part de mystère qui se conjugue avec une part d’intrigues qui nous poussent à percer les murailles pour aller à la rencontre de l’autre...



Vous vous êtes certainement mis à ce jeu de découverte ou à ce jeu de séduction pour charmer, et séduire sans qu’ils soient questions de mots ou de verbe entre vous….



Dans le silence d’une salle de réunion, dans les couloirs d’un lieu de travail, dans le brouhaha d’une soirée mondaine où des regards et des gestes parlent pour les personnes elles –même…



Certains visages restent tout de même fermés à toute communication éventuelle, les bras se croisent, on fuit l’autre de peur de laisser une part de soi sur son passage qu’on voulait des plus discrets et des plus anodins….



Au-delà d’une analyse transactionnelle qui s’intéresse aux dysfonctionnements relationnels, communicationnels qu’ils soient professionnels ou de l’ordre du quotidien, au-delà des grilles d’interprétations que certaines analyses nous fournissent. Quelque soit notre PAE (grille élaborée par Eric BERNE), qu’on soit Parent (parents normatifs ou nourricier), Adulte ou Enfant (enfant spontané ou enfant adapté soumis ou encore enfant adapté Rebel), nos gestes parlent pour nous……



Ils renvoient des états d’âmes, un état d’esprit, ils offrent des pistes de lecture de notre personnalité , tout en gardant dans notre esprit que les personnes , leurs personnalités sont encore plus riches que de les cotonner dans des grilles de lectures…….


Allez à cette rencontre de l’autre sans être bardé de préjugés...Encore moins de théorie...?


Lynn

mercredi, janvier 04, 2006

Dansez maintenant!



A propos de presse, fini les articles non grata. Dorénavant la justice s'en mêle. Mr le ministre de la justice, Mohamed Bouzoubaa, dans une idée lumineuse...que dis-je! Dans une révélation messianique vient brandir le couperet de la justice...sa justice, devant les oiseaux de mauvais augure à la plume légère dans la critique dépréciative.

Fini les tableaux noirs. Fini les amateurs du clair obscur. Fini les mauvaises langues qui par malheur se risqueraient à voir les choses "nationales" sous un mauvais œil. La presse, il la veut apaisante, rassurante. C'est ainsi que vient d'être créée (...) "une cellule de suivi des écrits diffusés par des journaux marocains dans le dessein de désespoir et de découragement" (sic)

"couchée! La presse", "au pied médor!" gare aux prédicateurs de l'apocalypse, aux troubles fêtes, aux empêcheurs de tourner en rond, aux cracheurs dans la soupe, aux gourous du verbe méchant, aux montreurs du doigt, aux cherches misère, aux fouilles la merde, aux hommes du président, aux grands angles sournois, aux briseurs de rêves, aux alter Maroc 2010, aux les aux trousses de troussier.

Que du beau, du propre, du bel et de l'enthousiaste, promoteurs de l'optimisme du Maroc nouveau. Frères des cités lointaines, enfants du "dieu, la patrie, le roi" levez-vous, redorez vos plastrons, astiquez vos heaumes. Chantres du merveilleux, chevalier du beau verbe, retaillez vos plumes en plumeaux, époussetez vos mots de tous ces maux désespérants et faites nous chanter.

Oui da, faites nous chanter, car avec vous nous chanterons... même si nous avons les pieds dans la merde.

kb...dièse dans la symphonie

ps: Tous mes voeux de bonheur à toutes et à tous à l'occasion de la nouvelle année

mardi, janvier 03, 2006

Entre nous ...

Entre deux mondes…

Entre le silence et le bruit, entre deux pensées qui s’entrechoquent entre elles à la recherche de la vérité ou des vérités. Entre un monde aux lueurs bleues nuancées et un autre aux couleurs du sable qui effleure notre imagination galopante. Entre une sensation de se sentir ludion, et l’autre de se dire au fond de soi que tout est sous notre contrôle.

Mais peut-on contrôler les émotions, peut-on les cerner, les encercler, les limiter ? Toujours cette peur de ce dire que l’on est dépassé par elles, surpris par elles ?
Toujours ce besoin de faire des voyages entre deux mondes qui se complètent et où on se retrouve encore plus riche en personnalité qu’au départ.
Entre un monde sans bruit, où les gestes sont quasi-absent et un monde où les gestes abondent et se développent : une gestuelle à la méditerranéenne aussi spontanée que surprenante, aussi belle qui entre dans une sorte de jeu de danse, de jeu de charme, de jeu de séduction.

Une délicate grâce féline, un ravissement de sortilège avec un soupçon d’élégance, avec un agrément de délice qui grise .Sortilèges d’appas qui attirent et qui vous met sous son joug, non sans que vous sentiez sous l’enchantement du geste.

Le geste, une sorte de zeste de beauté qui s’enfuit dans la conscience et l’inconscience qui vous marque. Volontairement, les mots les plus insolites vous viennent à l’esprit. Le geste lui-même est parfois insolite, on ne lui trouve aucun synonyme pour l’expliquer.

Le geste littéraire, la marque littéraire de chaque personne, sa signature littéraire est unique. Chaque personne saisit de cette sorte de fièvre d’écriture, qu’elle soit de création intellectuelle imaginative, ou émanant de subconscient, tout s’amalgame dans cette marche créative.

Le geste poinçonne la mémoire et se jette dans ses filets. Il n’échappe point à sa volonté. Il bâtit, construit laborieusement un acte verbal inventé, ou revisité pour mieux innover et inventer.

Le geste littéraire aboutit au texte qui fournit aux lecteurs des moyens pour puiser dans les phrases à la recherche de la réflexion ou à la recherche d’eux même.
Le geste continue à être un outil formidable d’apprentissage : apprendre sur soi, et sur les autres.


Lynn………… Entre nous à la poursuite du geste