MA ROQUINERIE

"laissez l'onde aller légère aux sources du souvenir...c'est là que se trouve le meilleur à venir" kb

samedi, décembre 31, 2005

L' Amande

L’Amande, roman écrit par un auteur qui s’est choisit un pseudonyme : NEDJMA. Il s’agit d’un témoignage d’une femme qui a transgressé par son texte plus d’un tabou. Je ne voudrais pas entrer dans les détails.
L’écrivaine raconte son histoire amoureuse dès sa fuite de son village natal, mariée encore pour aller se réfugier chez sa tante à Tanger. En sa compagnie, elle va découvrir la société et par la même lors d’une soirée où sa tante s’occupait du bon déroulement festif, entre cuisines, et salons, Badra, l’héroïne de cette intrigue fait la connaissance de son « bourreau ».
On nous peint une société "futile "où il est question de mariage, de rencontre : Driss est un grand cardiologue réputé dans cette ville qu’il ne connaît que très bien. Il fait la conquête de Badra, l’installe dans son appartement, par la suite lui offre un appartement.
L’écrivaine raconte dans les détails ses nuits amoureuses dans les bras de son amant. Au-delà, des détails sexuels sur le couple, on nous peint des personnages qui entretiennent des relations sado-masochistes : un peu mal dans leurs peaux et leurs amours.
On est en présence aussi d’homosexualité, où la passion amoureuse est problématique.

mardi, décembre 27, 2005

Blanc...comme la neige

Un paysage tout blanc de neige s’offre à mes yeux ce matin au réveil. Paysage d’une beauté époustouflante. Rien de froid, mais juste une chaleur qui se dégage, la nature se pare d’un autre manteau, elle se fait plus belle. Elle se fait séductrice, charmeuse. Le paysage nargue ces automobilistes qui veulent prendre la route, il les fait glisser, les fait déraper, s’amuse tout simplement à leurs dépends.
Le paysage se transforme en un désert tout blanc qui n’a rien de froid, mise à part la température : tout devient sublime sous cette nappe toute blanche immaculée d’innocence.
Les arbres s’habillent de guirlandes, ils scintillent au moindre rayon de soleil. Une nature qui concilie les inconciliable, une association faites de blanc et de chaleur.
L’espace respire la sérénité et la tranquillité. Il appelle la contemplation et la méditation : le silence est juste rompu par les cris d’enfants, des cris de joies qui célèbrent cette nature dans une bataille de boule de neige, et avec des bonhommes de neige. Ils apportent plus de couleurs à cet espace
On savoure ce moment d’une rare beauté, des choses toutes simples de la vie, des moments où le silence est une prière.
La neige est en habit de grande fête, rehaussé par ce teint d’une blancheur qui contraste et fait ressortir tout ce qu’il l’entoure et le met encore plus en valeur.
Le ciel s’assombrit, amenant des nuages chargés de flacons de neige, un ciel juste hivernal qui célèbre une autre saison.
J’affectionne particulièrement cette période là, rien n’est triste même pas le ciel sous son vélum pâle, rien de terne malgré la quasi-absence du soleil.
La nature telle une reine, une mariée qui sous un voile blanc occulte encore sa beauté et se fait plus mystérieuse.
Mystère, déesses, voiles, liesse de sentiments et de qualificatifs qui nous emmènent dans un voyage d’un autre horizon, celui juste devant nous, à notre portée qui s’offre à nous en toute générosité.

Neige flots de mystères
Neige flots d’arcanes
Neige flots d’arcades
Neige flots d’aralias
Neige flots d’énigmes
Neige flots enivrants
Neige flots de mythe
Neige flots de mystique




Lynn ……sous un flot de neige

vendredi, décembre 23, 2005

L'orient des femmes: réalité,mythe et fiction

Un voyage en Egypte s’impose, une rencontre avec l’orient qui se fait à travers la femme orientale chez un auteur tel Flaubert. Cette créature mythique a nourri l’espace romanesque et l’imagination de l’auteur. Mais curieusement, elle est tout le temps rattachée à un espace fermé celui du harem. Sans lui, l’Orient n’aurait cette connotation érotique et sensuelle qu’on lui connaît.
Cet espace se trouve supplanté par un autre dans Voyage en EGYPTE, du même écrivain, celui des maisons closes, des almées. Le texte constitue un récit d’images personnelles de l’auteur sur la femme orientale. Elle devient l’objet d’attention et de voyeurisme.
La femme n’est présente que pour la danse .L’auteur se complet dans la description du corps de la danseuse : Sa taille qui se tord, son ventre qui se balance dans des ondulations…..
La danse se trouve être un moyen d’expression corporelle .Elle est aussi un support de fantasmes masculins. Le corps s’adonne à une esthétique gestuelle, voire même énigmatique. La danseuse emprisonne dans ses mouvements l’assistance. Un corps qui s’ajuste au rythme de la musique et au son de la flûte.
La danseuse par ce charme arrive à produire des effets de convoitises dans l’assistance.
Ce qui retient mon attention, c’est que dans ce récit de voyage la femme n’est présente que par et pour la danse. Celle-ci est assimilée à une sorte de rituel amoureux.
Toute rencontre de Flaubert avec les danseuses à Esnèh prend des allures lascives, et la femme par là est réduite à un corps qui donne du plaisir. L’auteur se trouve en quête de sensations nouvelles.
Les Danseuses déclanchent le désir, la maison de Kuchiouik-Hanêm en regorge.
La séduction féminine se transforme en sensualité dansante. Chaque mouvement du corps correspond à une sensualité exacerbée et languissante : ainsi, l’aspect charnel est alors mis en évidence. La fille de joie est dessinée comme une femme fatale.
L’accent est plus mis sur l’aspect animal de la relation : Flaubert explore le mythe du harem, l’orient des tabous, la sexualité féminine.
La femme orientale est à la fois sensuelle, envoûtante à l’image de l’Orient. L’auteur à travers son voyage cherche à percer ces mystères.
La femme, juste un corps qui se consomme et qui a un rôle ornemental dans cet Orient.
La semi nudité des danseuses, pour ne pas dire leur nudité rehausse l’effet érotique et la danse ne se fait que plus voluptueuse. Dans Voyage en Egypte la femme se trouve stigmatisée dans l’image de Kuchiouik-Hanêm, elle symbolise le « harem mental de l’auteur ».
Couleurs vives, satins tout s’amalgame dans ce texte d’où se dégage une forte sensualité : des femmes qui se prélassent dans des intérieurs soyeux : des sortes d’images de sérails.
L’objet de l’Orient se trouve prisé en objet/femme : femme couvertes de bijoux, parfums qui attisent le désir de l’auteur.
Donc, l’évocation de la femme orientale draine des fantasmes autour de son corps : la femme est alors objectivée. Cette notion, cette image nous la relevons dans un autre texte, cette fois un roman et non un récit de voyage : Salammbô.
Salammbô incarne dans cette fiction la femme orientale, exotique et inaccessible. Matho : le héros est tombé amoureux de la fille d’Hamilcar, gouverneur de Carthage : il la veut. Le narrateur compare le personnage à une tour, comme cette femme de l’Orient. Il convient d’être ici sensible à l’idée de conquête. Le héros désire cette femme et tout le long du récit, il est à sa recherche.
Il est à noter que les descriptions de la femme orientale dans Voyage en EGYPTE et Salammbô sont semblables : au regard de l’auteur la femme égyptienne est une grande et splendide créature. Pour ces deux personnages, l’un imaginé et l’autre « réel », l’auteur retrace l’intimité des détails sensuels et corporels de ces femmes.
Salammbô symbolise Carthage, le monde oriental, elle est l’emblème des origines historiques de l’orient, à l’image de cet Orient convoité. Ainsi, la violence est lourdement thématisée dans ce roman.
La représentation de la femme dans le récit de voyage révèle un besoin de représentation du fantasme voluptueux du harem : lieu interdit.


Lynn……Faisant escale sur un Mythe

jeudi, décembre 22, 2005

Crépitements des Mots...

Devant le charme indéfinissable d’un feu de cheminée
Me narguent des idées, sous un pas de velours
A la fois léger et doux se glissent des notes

Une musique qui chante d’exaltation énigmatique
Proche de l’ivresse, musique séduisante qui appelle
Les mots à s’aligner sur cette page d’inspiration

Parés d’une élégante simplicité, les idées s’intègrent
Dans cet espace orné d’une dentelle toute blanche
Ils apprennent à s’épanouir dans cette atmosphère
Chaleureuse, conviviale, bienveillante et avenante

Ravissante exploration est celle de ces lieux
Formidable et impressionnante architecture
Est celle de ces mots qui imposent des interrogations
Ils ne supportent point de la résistance
Ils lancent des défis et triomphent à chaque bataille

Emotions, sentiments s’allient dans une sérénité
Une quiétude et une douceur apaisantes, fuyants
L’isolement, les mots s’élèvent avec une force
Tranquille suivant les subtiles sons de cette musique


Réhabilitant les multiples codes de lectures
Illuminant par leurs présences ces espaces
D’autres couleurs, transformant par leurs magies
Cette lumière intérieure qu’ils dégagent.



Sensibilités grisantes à fleur de mots
A fleur de peaux, fuyants les tumultes

D’une indélébile et d’une infinie douceur….



Les mots se faisant tous discrets réussissent à tenir leurs promesses.



Lynn……sous le charme

mercredi, décembre 21, 2005

Un Style, des Romans : MAURIAC...

Si on se penchait un peu sur l’analyse de quelques œuvres de François MAURIAC. En tout cas à mon avis, il est fort intéressant de les analyser sur le plan communicationnel. Des personnages entre eux ne communiquent que peu ou mal : des réalités de la vie jumelées à des questions qui nous interpellent : du genre : Qui est le responsable ? Quelle est la victime ?
Des questions sur la vie, des questions existentielles sur la cruauté de la vie et sur le plan de narration, on est en face de personnages peints sous un autre regard, celui d’un Mauriac qui va chercher, aller puiser au fond des caractères des personnes pour nous les présenter désespérés, froids, un peu moins causant entre eux.
Un regard aux différentes voix ou sous un foisonnement de procédés de focalisations. Ce qui est surprenant dans le style de Mauriac, c’est aussi cette magie dans ce jeu avec les voix qui posent problèmes : qui parle ? Le lecteur revient sans cesse en arrière pour ne point se tromper de personnage. Ce sont des textes qui font réagir le lecteur et le sort d’une lecture passive un peu conventionnelle et traditionnelle.
Mauriac, nous invite à une lecture sous le porche du questionnent et de l’interrogations : une lecture qui se veut active. Ces romans sont un plaisir pour l’analyse stylistique aussi bien que pour l’analyse des discours, ils s’y prêtent facilement.
Des champs lexicaux opposés qui se côtoient comme des sortes d’oxymores : Celui de la mort, de la vie, de la nature et de l’animal. Des personnage aussi aux expressions laconiques, presque brèves…………..Où l’on se pose des questions sur le type des relations qui sont nouées entre les différents protagonistes de ces intrigues
Un amalgame de sentiment à l’image des personnalités des différents personnages qui habitent ces romans. D’un discours direct, l’auteur passe à un discours indirect déroutant et captivant. L’auteur se penche aussi sur les mésalliances des personnages : il nous donne matière à réflexion sur la nature humaine et il a cette sublime et unique manière de faire intervenir un narrateur extérieur à l’intrigue qui entre dans des monologues, commentant ainsi des pensées, des personnages et s’adonnant aussi à des jeux comme celui de s’auto commenter.
L’auteur réussit à mettre sur scène des femmes véhiculant des frustrations dans leurs conditions de femme/épouse, de femme/mère, ou le rôle de femme tout court.
Des amours impossibles aussi, des personnages blessés traînants, et drainent avec eux des souffrances inavouées, où on finit par croire ne serais-ce qu’un laps de temps, l’idée vient frôler notre pensée, une impuissance de tendre un pont communicationnel entre les personnages.
On communique si peu ou on note un manque total de communication. Tout peut se jouer sur « des jugements » auxquels les personnages s’adonnent à cœur joie pour se détruire mutuellement.
L’espace romanesque de MARIAC peut paraître un espace froid dénué et dénudé de toute chaleur humaine, même la couleur des paysages est au rendez-vous puisque des paysages sont vus à l’automne, au déclin de la vie. Un monde qui nous réserve plus d’une surprise.

Deux espaces qui s’opposent : l’un lumineux, brillant et l’autre sombre et terne. L’auteur nous invite à une autre vision du monde et très beaux textes que sont les romans de MAURIAC : il l’a décrit dans un de ce romans les yeux d’un personnage comme tel :

« Larges yeux couleurs mûres »




Lynn…………avec d’autres lunettes

mardi, décembre 20, 2005

Par le grondement investi de la terre

une photo de Giovanni Trambusti



par le tumulte de toutes les eaux bleues
et leurs sources calmes
par le grondement investi de la terre
par la lune seconde
aveugle au plis noirs des cieux
l'étoile éculée au regard
dissimulé dans les creux d'une plainte brisée
et par le choix de nos silences
je t'aime ainsi
comme le vent qui ajuste la feuille
au temps qui s'écoule
comme une tâche de soleil
sur nos corps assouvis
et si la mer allait
de ses vagues retracer nos chemins
sur le sable chaud d'une plage
s'il était enfin l'heure
de taire le silence
jusqu'aux cris dans nos coeurs...

kb...réponse au texte de Leezie (par le silence investi des oiseaux)

A la belle étoile...

Sous le voile d’une musique prisée
Se joue quelques notes brisées
Sous vos yeux désabusés
Se peint un ailleurs qui s’écrit
Sous le son doux des bruissements des pages
D’un pas chancelant les idées s’effondrent
Comme des masses sur cet espace blanc
Tel ce paysage tout blanc de neige
Les idées sombrent dans un sommeil
Plein de rêves et grimpent cette pente
Un peu abrupte qui les galvanise


Les mots emboîtent les pas aux idées
Dans une ascension vertigineuse
Ils ne peuvent ignorer le son strident
De cette musique aux tons variés
Cette musique de blizzard qui s’abat sur eux
Echappant à ce déferlement de flocon blanc
Echappant à ce tourbillon de sentiments
Ils se mettent à chanter au rythme de cette musique
Qu’ils identifient et qui les assaille tel un souvenir
Enfouit dans les mémoires et qui s’éveille
Au contact de la brume matinale
Dans une nuée frimasse et troublante


Sous un voile de broderies argentées
Sous une parure de perles de cultures
Brillent des contrées pleines de douceurs
Sous une chaleur pleine de délicatesses
Sous le son doux d’une fontaine mélodieuse
Sous le son d’une musique et des voix d’ailleurs
Sous le son d’une voix aux intonations profondes
Sous les notes d’une guitare andalouse


Au son d’un flamenco ensorcelé

Sous vos yeux brillants ……………


Les mots et les idées se donnent un rendez-vous galant.



Lynn……………sur un air de muse

lundi, décembre 19, 2005

Mariage entre les Senteurs d'Orient et les Parfums d'Occident.....

Les chants nostalgiques méditerranéens se rapprochent, se raccordent entre eux quelque soit la langue dans laquelle on chante les mots. Des notes, des voix chaudes, aigues, douces aux intonations envoûtantes racontent des vies, des histoires déchirantes, des peines, des douleurs, des séparations et surtout l’ Amour. Entre occident et Orient se narrent et se fredonnent les mêmes chants
Entre les rives de cette mer ont vécu et vivent des couples à la double ou plusieurs appartenances : à l’image de ces océans et mers qui arrivent à se croiser dans des parcours fort différents. C’est ainsi que dans la vie, des personnes se rencontrent de divers horizons. Une rencontre inattendue, des fois même impossible.
Rencontre surprenante est celle de ces couples qui portent en eux une double culture, une double voix en eux les guide, les accompagne à voir le monde sous deux prismes qui se rencontrent. Ce rendez-vous n’a été ni prémédité, ni calculé, mais juste il leur est destiné.
Une histoire, des histoires sont mises en scène qui nous ramène à se pencher sur ces « idylliques » rencontres.
A travers le temps, des peuples, venus en conquérants, ont accosté aux rives des mers, terres et montagnes : les rencontres se sont fait soit sous un fond de guerre, dans des cris lancinants, ou dans de l’amour, la fraternité et le partage. Certains se sont soumis et ont abdiqué devant le conquérant. D’autres ont foisonné et se sont brassés aux autres. D’autres encore, ne se sont pliés devant personne portant en eux une dignité de toutes épreuves. De ces rencontres est née un métissage d’andalou, d’africains, de siciliens……………. Un métissage de couleurs de yeux, de couleurs cheveux, de couleurs de peaux.
Dans les temps modernes, la rencontre prend des allures différentes : elle se fait de mariage mixte de nationalités multiples : la rencontre est celle de deux êtres que tout peut séparer, mais qui se sont découverts au sillage de leurs vies, à travers les cultures différentes de l’un et de l’autre, qui se sont découverts à travers les intérêts respectifs de chacun d’entre pour le pays de l’autre………. Une rencontre qui les a amené au mariage pace qu’ils s’Aiment.
Parfois, l’on peut se poser la question suivante : mais que fait l’amour dans cette étrange affaire ? Certains se posent cette question comme une litanie à laquelle aucune réponse n’est envisageable. Il n’en demeure pas moins que pour d’autres, il est plus facile de répondre à cette question : l’histoire est celle d’un couple qui surmonte toutes les épreuves et arrive à faire triompher son amour. Avec brio, ils affrontent ensemble toutes les batailles. De chaque bataille, ils ressortent encore plus fort et plus déterminés. Quelle étrange affaire qu’est cette rencontre et quelle belle rencontre est la leur.
Cette alliance est à l’image des liens indéfectibles qui les unissent : plus que deux bagues portées à chaque main respective, c’est surtout une union de cœur.
Une alliance de deux traditions, us et mœurs différents mais qui arrivent au fil des discussions à cohabiter ensemble : cette rencontre par certains de ces aspects peut nous faire sourire : des phrases clichées telles : ne me demande pas de débarrasser la table devant mes parents, ou ma famille : cela ne se fait pas chez nous. Ne me demande pas devant les autres d’aller changer le bébé : c’est pas bien vu chez nous. Occupe toi de mettre en route la machine à laver……….
Dans certaines sociétés, les rôles de l’homme et ceux de la femme sont préétablis d’avance : gare à celui ou celle qui veulent les chambouler !
Les chambouler ? ….Quelle drôle d’idée vous prend à argumenter : la rencontre entre l’orient et l’occident est faite de divers contrastes de mentalité mais qui arrivent au sein de ces couples à cohabiter dans l’entente, dans une complicité amoureuse et respectueuse du partage.
S’il vous prend l’envie d’aller rencontrer ces couples dans la vie : prenez juste le temps de regarder autour de vous, vous en serez surpris. Allez à la rencontre de cette vision mixte, métissée d’un Occident aux couleurs de l’Orient et d’un Orient aux parfums d’Occident. Allez à la rencontre de ce brassage artistique qui a donné naissance à plus d’un texte. Allez cueillir par vous-même ces textes.
Allez à la rencontre d’une autre littérature : celle du témoignage, celle du vécu.




Lynn………métissée, qui aimerait vous emporter avec ses mots

vendredi, décembre 16, 2005

Le partage

Quand les mains se tendent pour des rencontres
Quand les baies s’ouvrent pour des échanges
Quand les peuples s’ouvrent pour le partage
Entre ciel, mer et terre suspendue aux fils
Des mots pour écrire l’histoire des rencontres
Quand ces mains creusent jusqu’aux tréfonds des êtres
A la recherche de ce saphir précieux au couleur
Bleu nuancé proche des étoiles, proche du cœur.
Si proche que l’on croit se voir dans l’autre

Pas d’antre pour se camoufler, pas d’antre
Pour cacher ses peines qui coulent dans nos êtres
Tout se partage, des mains se tendent pour effacer
Ces peines

La pénombre, la nuit, l’orage, le tunnel sont bien
Loin là-bas
Virée d’une harpie, flânerie exténuante, voyage lent
Et si las
Evidemment, il faut prendre sur soi, essayer
De comprendre
Se donner le temps, les moyens, le courage
Pour apprendre


Les Mots nous font…….......................................le


Serment d’un ailleurs fait de promesses tenues
D’amener des rayons de soleil pour égayer
Des journées toutes grises, traînant avec nous
Des rêveries qui ne font oublier la réalité


Lynn.........de coeur

jeudi, décembre 15, 2005

A Tanger.......

A Tanger la méditerranéenne

A l’image des villes cosmopolites, Tanger vous invite à un voyage.
Venez frôler son aura qui a séduit plus d’un écrivain, plus d’un voyageur.
Entre modernité et tradition naviguent ses habitants. Tanger, une ville de contradictions , je la vois comme telle. Une ville qui nous surprend par ses grands boulevards, par ses ruelle d’une Médina d’un charme fou, par ses grands-mères à qui j’ai envie de baiser la main : celles qui vous vendent du fromage, ou des crêpes marocaines ou des légumes et bien d’autres. Tant de rides sur ses mains qui n’arrêtent pas de travailler et qui ne se plaignent jamais, sinon dans un silence doux.
Allez à la rencontre de ses regards qui racontent des vies, allez à la rencontre de ses Dames. Allez à la rencontre des traits qui racontent des histoires vécues. Allez à la rencontre de ses visages méditerranéens tous fiers. Celui de ces femmes que vous regardez par une fenêtre se réveiller avant l’aube pour aller joindre leurs usines. Qu’il pleut ou qu’il vente et qu’est ce qui vente à Tanger, elles sont toujours là. Même regard, même babillage, même accent chantonnant. Qu’elles parlent en arabe, en espagnol, ou dans le dialecte de la région, toujours cette musicalité présente dans chaque phrase, toujours cette féminité qui se dégage à chaque fois.


Allez à la rencontre de cette ville qui vit plus la nuit que le jour, cela nous surprend de voir tant de personnes arpenter ces chaussées dés la tombée de la nuit. Tanger sous les lumières du soir change, se transforme, elle s’habille autrement, se maquille autrement, elle est à la fois orientale et méditerranéenne. Une apparence qui vacille, qui nous déroute. Tanger ville, sous un halo de lumière aux lueurs romantiques prend une autre apparence. Elle envoûte dans son sillage ses amoureux transis à son contact. Elle charme, elle entre dans un jeu de séduction pour enchanter plus d’une personne.


Allez à la rencontre de ses mers, flan atlantique et flan méditerranéen : deux paysages différents : l’un d’une plage calme quand il n’y a pas de vent, l’autre où il y’a plus de vagues. Montagne, mer et plaines se succèdent .Il m’est arrivée très rarement de tomber sur cette alliance entre trois mondes qui se côtoient si merveilleusement.

Allez écouter ce que vous raconte son océan comme peine, il vous chuchote plein de malheurs. Il vous demande de vous approcher pour vous révéler tant de souffrances, Tant de vies arrachées à la terre. Approchez pour écouter ces gémissements de douleurs. Approcher pour écouter tant d’espoirs aux goûts chimériques, aux lueurs de mirages trompeurs. Tant de rêves pour cet ailleurs que l’on croit meilleurs qu’ici, là-bas.


Mais, allez à la rencontre d’un ciel d’un bleu, d’une mer un peu spéciale, d’une ville que plus d’un peintre a essayé d’éterniser sur une toile : venez à la découverte de Tanger d’ Eugène DELACROIX, de MATISSE.

Venez aux traces de LOTTI.


Lynn…………………..tangéroise par adoption

mercredi, décembre 14, 2005

Des paroles en Farandole

Elle se rapprochait tout doucement et furtivement des mots, leurs souffles se touchent mutuellement et se reconnaissent entre eux : « Allez soufflent-ils dans un élan de don, allez puise au fond de toi, puise dans cette source intarissable de l’imagination. Excave, fouille dans les profondeur de l’âme à la recherche de cette pierre précieuse. Va à la rencontre du défi que te lancent les mots et sous l’emprise de la passion lance leur une invitation à la carmagnole ». Sous un ciel scintillant d’étoiles, sous l’emprise magique d’un coup de foudre, l’empire rebelle des mots se trouve piégé par l’enchantement de la nuit. Avant, comme des ermites, ils menaient une existence discrète. La rencontre cette fois est exaltante et intéressante, point de luttes insolentes, mais juste une impressionnante rencontre aux allures de retrouvailles, mais des plus épuisante aussi.



Au tout début, elle eut l’étrange impression de lutter contre une tempête de neige, il lui vint à l’esprit un moment de prendre une retraite furtive. Fuir ? « Quelle idée saugrenue vous a prise » lui susurre les mots. « Viens vers nous, tend ta main ; laisse nous hanter ta mémoire, ne te montre point affable, reste l’esprit ouvert. Laisse nous forcer tes défenses. Perce avec tes mots nos maux, secrets inavouables que l’on garde jalousement dans nos entrailles ».





« Laisse nous frayer un chemin sur tes dédalles, adopte nous aux grès de ta muse. Charge nous de bouquets de fleurs à ta guise. Pare nous de diadèmes, de couronnes, de tiares et de nimbes de syllabes. Dans le silence de l’aube, laisse toi emporter par cette brise légère…….. Regarde là-bas pointer le jour ».


« Vient nous joindre sur cette terre arable, généreuse de mots, vient faire une escale sur cette plage d’abordage..


Lynn.............et si on larguait les amarres?

mardi, décembre 13, 2005

Passivité ou Interaction?

Entre une page d’écran de télévision et une page d’un livre : entre passivité et interaction... A la télévision, les images défilent sans nous laisser par moment le temps de réagir, à force, je dirais qu’on est à la limite bombardé par un certain nombre d’information qui ne nous que laisse que peu de temps pour prendre du recul. A peine, le téléspectateur commence à sortir de sa torpeur singulière en émettant un avis, à peine on passe à autre chose.
Autant en emporte non pas le vent, mais les pages publicitaires qui se faufilant à longueur de journée, vous frustrant par leur impertinence et décalage aux sujets traités à la base que vous regardez.
Gare à celui et à celle qui veut résister à son charme aux goûts incertains. Ce qui est curieux, c’est que dans un monde où l’image est devenue un atout considérable pour convaincre, source incontestable d’autant de preuves que l’on peut « fabriquer »à outrance pour empoisonner des plats tout prêts pour la consommation pour un public qui a pris l’habitude de penser par les autres, dans un système de prêts-à-porter, s’il vous plaît : où le sur mesure est le fin mot de l’histoire.
Personnellement, je crois que l’image à force d’être usée perd de son charme ravageur, contrairement aux livres qui eux nous laissent le temps de faire des arrêts répétitifs et aussi courrant que l’exige notre inspiration du moment , notre vitesse d’assimiler les contenus . L’image que renvoie le livre, ou les images, est alors plurielle et riches en représentations et interprétations. Elle s’accompagne de ses corollaires cogitation et réflexion. On ne reste pas passif face à un livre, il nous interpelle à sa façon et ses manières : il appelle notre réaction, il nous emporte aussi dans des dialogues intérieurs, dans des apartés, monologues, des soliloques. Ce qui est sublime dans ce contact sulfureux avec l’écrit, c’est ce rapport d’un autre genre qu’avec l’image télévisée : en effet, un texte fait appel à autre texte et qui un son tour vous dépêche à un autre : il se crée des liens indéfectibles avec la lecture qui procréé à son tour des sortes de chaînes qui s’emmêlent les unes aux autres.
Sous l’impulsion de savoir plus, la relation étroite entre le lecteur et le livre se poursuit sans résistance pour ceux qui veulent se laisser aller à ce jeu instructif et sans danger qui connaît de moins en moins d’essor chez les petits. Ces derniers trouvent plus d’attraits à une mannette de PS2 ou d’une PSP ou que-sais-je encore?.
Lire ………mais quel démon vous saisit quand vous leur en parlez : ils crient, mais quelle horreur, à moins qu’il ne s’agisse d’un livre D’Harry Potter, quoique, le voir en cassette ou DVD pour eux c’est un bon stimulant pour les neurones.
A l’aube du déclin du livre, les réputations de l’un et de l’autre se font et se défont.
Cette comparaison entre livre et image soulève des interrogations pertinentes, ceci malgré les tentatives avortées des fois de relier, renouer avec la lecture qui revendique sa part dans ce cortège de la mondialisation.
Par bien des aspects, la complémentarité de ses deux entités que sont la lecture et l’image télévisée peuvent être source de richesses culturelles des personnes et ceci sans que l’on mette sur le banc de touche l’une ou l’autre. L’approche se veut une approche mixte, un peu « métissée ».L’approche serait génératrice d’apprentissage. On s’imprégnerait alors de nouvelles structures syntaxiques, lexiques, linguistiques inhérentes à ce contact des plus pertinent. Il me parait important de ne point récuser ni la lecture, ni l’image télévisée, je me prononcerais pour les deux pour prendre conscience de la portée de ces deux mondes parallèles sur nous. L’apprentissage peut se faire grâce aux deux à condition de bien choisir ses programmes et ses livres et de ne point subir en personne passive leurs impacts, ainsi il nous serait facile de constater leurs véritables portées.

En serait-il de même dés que l’on ajoute à cette liste la lecture sur l’écran web ?

Le capitaine Lynn boulimique de ces trois notions…. faisant escale sur une page web

lundi, décembre 12, 2005

Cordiale escale au Liban

Au pays d’Amin MAALOUF

Au pays du soleil : le Liban , pays des communautés diverses et des religions qui cohabitent des fois dans des tensions entre elles, l’homme pourrait se poser la question sur l’appartenance identitaire, d’un pays où l’identité se trouve à la fois individuelle et collective.
Le Liban a tissé et tisse tout le long de son histoire des liens avec les autres pays et civilisations. Un havre qui accueille à bras ouverts les « autres » en leur offrant un refuge .Le pays des cèdres centenaires,de l’hospitalité orientale, de la cuisine méditerranéenne aux goûts raffinés et multiples. Le pays de Samarcande, de Léon l’africain, des Identités meurtrières….et bien d’autres.
Le Liban espace d’histoire et d’enjeux culturels et politiques. La littérature y est une littérature où les mots ont un pouvoir de nous transporter pour essayer de comprendre certains mécanismes de cette société aux appartenances multiples. L’identification est parfois fastidieuse, l’identification du « moi » du personnage « littéraire »prend quelquefois des allures d’une poursuite labyrinthique où il nous est difficile d’apprivoiser le processus de reconnaissance du « moi ».
Une identité qui se dévoile peu à peu au fil des pages pour découvrir à la fin que notre examen identitaire aboutit sur un débouquement, un débusquement nous ramenant à des récits d’expériences personnelles, notamment celle d’un romancier de talent tel : Amin MAALOUF. Un auteur qui nous invite à voyager au fond du « moi », pour aller à la rencontre de son appartenance.
Ecrivain de tolérance, respectueux des valeurs de différences, MALOUF s’octroie une double appartenance à la fois française et à la fois libanaise, une lucidité dans son analyse de sa situation.
Il nous arrive parfois de ne pas partager son avis, mais une chose est sûre jamais les différences n’ont freinées, ni contrariées, ni empêchées la coexistence dans une société : l’histoire témoigne de ces brassages culturels et d’appartenances. L’affirmation d’une identité ne doit jamais se faire aux détriments du dénigrement et de la négation de « l’autre ».L’identité est à la fois un flux d’une identité un peu universelle , pourvue que l’identité soit capable de partage, et d’écoute de l’autre.
L’indentification de l’identité se définit à la fois par rapport à une identité que l’on peut qualifier de personnelle et d’une mise à l’épreuve de cette identité face à une autre que l’on peut qualifier de sociale. Tout se joue sur l’interaction entre ces deux composantes. L’identité prend comme point d’ancrage le contexte social dans lequel elle évolue, aussi bien que sociétaire.
L’identification est alors affectée par ses multiples et constantes interactions. Elle s’éprouve un peu au quotidien en s’adonnant à une sorte de processus d’adaptation qui se base essentiellement sur une identification de soi en rapport aux autres, sur une appropriation des valeurs de l’autre qui devient modèle de référence, l’identité s’adonne à un jeu d’imitation, mais aussi au jeu de se mettre à la place d’autrui.
Donc, l’identité se développe au fil de ses contacts répétitifs et régulier à soi, à la société et aux autres.
A la question « qui suis-je ? », question redondante qui obnubile plus d’un écrivain : la réponse serait de dire que l’identité libanaise se trouve affectée à la fois par le présent et à la fois par un passé collectif. Elle se définit et se base tout aussi sur des différences, sur une prise de conscience de l’étude anthropologique, culturelle et génétique des divers constituants de la société et du patrimoine.
La question portant sur l’identité ouvre la porte à un débat des plus intéressants dans toutes les sociétés qui peuvent exister. Elle peut déboucher sur des réponses disparates et bigarrées autant qu’est la composition de chaque actant dans une société donnée et aussi des différentes manières, temps et le « ton » de se poser la question : « qui suis je ? ».
Le Liban chanté par Fayrouz, pays aux arômes d’Orient et d’occident, carrefour de plusieurs civilisations, aux cèdres majestueux, à sa foule bigarrée autant que le sont ces cités magiques que sont Byblos, Baalbek, Sidon et bien d’autres vous lance une invitation au voyage.
Ne vous avisez pas à traduire vos émotions en Mots, parfois la langue se trouve incapable de contenir ou d’exprimer, de liber la parole qui nous saisit au contact de cette époustouflante beauté et richesse de l’Identité.
Vous serez affecté par chaque mot, chaque personnage vous invite à un voyage nonchalant. Il vous invite à sillonner via les Mots et de Respirer avec eux.


Bienvenue au LIBAN, Bienvenue dans la méditerranée, la mienne et la votre.

Lynn.........médi......libanaise de coeur

vendredi, décembre 09, 2005

Sensualité à fleur de Mots

Si je pouvais naviguer sur un flot de mots
Si je pouvais m’attarder dans chaque port
Pour les emporter dans mon navire
Chavirer avec eux aux grès de leurs muses
Si je pouvais enlacer la perfection
La friser rien que le temps d’un arrêt
Le temps d’une prière qui m’emporte
Si je pouvais tournoyer avec eux
A l’image de ses mouettes qui m’accompagnent
De ses moineaux qui chantent en soupirant
Tout paisiblement et tout simplement
Si je pouvais les parer d’une lingerie fine
Qui rendrait hommage à leurs délicates beautés
Si je pouvais les dompter lors de cette douce
Bataille aux allures festives où les mots
Cherchent à rivaliser de splendeurs entre eux
En toute quiétude, s’interdisant toute inquiétude
Vont-ils me laisser choisir ? vont-ils me laisser
Me rabattre fiévreusement sur eux ?


Les mots sous les projecteurs bafouent d’une main paisible l’impression angoissante qui m’avait saisi.


Lynn…danse avec les mots

jeudi, décembre 08, 2005

La Méditerranée cette Fée qui m'a donné...........

Une invitation au Voyage…..
La méditerranée grave en grandes lettres le mot : Rencontres plurielles. Elle reste un lieu d’imaginaire, investi par une richesse des différents peuples et cultures qui se trouvent, vaquent sur ses rives. Elle est un lieu de brassage de culture, un lieu nourrit d’ardents accolements de populations. Sous un soleil des plus doux se forment des tempéraments des plus fougueux et des plus attachants. Bercée par des chants des plus nostalgiques et des plus sensuels, des chants des plus humains qui racontent des vies, des guerres …..Mais aussi, la Paix. La méditerranée a toujours était et est une représentation des plus flagrantes de la diversité sous sa plus belle splendeur. Elle véhicule des lieux chargés d’histoires et chargés de mythes et de fantasmes : Istanbul, Lisbonne, Marseille, Mantoue……L’espace méditerranéen est un espace cerné d’écriture,espace qui lance des appels pour venir à sa rencontre .Un lieu qui hèle au voyage. Fernand BRAUDEL a écrit : « La Méditerranée est une bonne occasion pour présenter une autre façon de s’approcher de l’histoire » dans son livre intitulé La Méditerranée. Elle est un lieu de mémoire, lieu enveloppé aussi de clichés. La Méditerranée espace où se concilie les inconciliables et elle est aussi un intervalle de plénitudes certaines. En littérature, les paysages font office de personnages, et quels personnages : ils ont une âme et s’il vous prend, l’envie, le désir d’aller vous faufilez dans ses collines, sur ses plages, dans ses jardins, sur ses montagnes ….. Vous serez très surpris de vos ballades, d’un poème, d’un roman, d’une nouvelle qui vous réservent des pages comme joyaux de couronne. On apprend avec ses différents auteurs méditerranéens le don de soi, une parole comme sorte de cantique, hymne à la mer et aux hommes. Vous serez bercé par le doux houlement de ses vagues, emportés jusqu’au fond de vous-même à la recherche de l’être.
Doux voyage entre ciel et mer, entre terre et mer, entre amitié et haine, autant de mondes qui s’affrontent et cohabitent en harmonie. Si l’on scrute sa parole et on l’explore, on serait étonné du regard qu’on va lui porter par la suite. Il sera le fruit d’une rencontre entre une Méditerranée bien réelle qui a une présence « physique » et l’autre toute pleine de Grâces, faites d’images fruits d’imaginaires.
Il vous viendra des bribes de souvenirs de votre mémoire .Il vous viendra des arômes grisants venus d’ailleurs à l’image de l’hospitalité de ses habitants. Adossés à ses rives ou à ses livres vous apprenez son langage, adossés à vos lits vous penserez à ses arbres centenaires, à ses agrumes, à ses parfums qui viennent narguer votre mémoire et vos sens.
Des paysages qui font corps de personnages vous allez à la rencontre du visible et de l’invisible.
La mer qui est ma mère ma Méditerranée aux charmes fous, terrains fertiles, féconds et prolifiques de rencontres vous invitent aux voyages.
Bienvenue à bord…
Le capitaine Lynn vous souhaite un merveilleux périple…..
Notre prochaine escale sera le : Liban

mercredi, décembre 07, 2005

Sur une Clef de Sol....quelques notes......

Souvent on confond dans l’espace romanesque fiction et réalité, notamment dans la littérature féminine maghrébine d’expression française. Les romans rendent compte d’une société qui peut se rapprocher sans nul doute de celle qui peut exister dans la réalité .Des personnages ou des personnes peuvent avoir une existence réelle. Le réel et l’imaginaire se frôlent à tour de rôle, qu’il nous est parfois difficile de délimiter les frontières, d’accuser à coup sûr les débuts et les fins : le lecteur se pose des questions sans cesse.
Loin d’une littérature qui nous laisse indifférents, elle nous appelle souvent à réagir .L’auteur prend plus de libertés à s’exprimer dans une autre langue qu’il s’approprie .Il prend plus d’aise et d’audace pour traiter des sujets qui peuvent être taxés de « tabous ».Littérature où la parole devient féminine, une parole subversive qui témoigne d’un mal être d’ores et déjà présent sous forme de sujet comme la répudiation, la famille…..Une parole parfois rebelle, certaines écrivaines sont inclassables, l’écriture est alors plus féconde et riche. Une certaine sensualité, une blessure se dégagent de cet espace romanesque, non à travers les stéréotypes des personnages qui peuvent jalonner notre lecture de cet espace romanesque , mais plutôt à travers une écriture multiple parfois d’un même sujet. Entre récits autobiographiques et fictionnels, le lecteur découvre ostensiblement une parole qui va à l’encontre du silence, une violence déconcertante contre une identité déroutante. On narre une vie, un parcours qui semble bien exister dans la vie réelle. On est en présence de récits réalistes d’où cet effort de certains chercheurs de le qualifier de littérature autobiographique : la présence d’un « je » première personne du singulier comme narrateur, peut nous induire en erreur et nous pousser à conclure que c’est le « je » de l’écrivaine qui se cache derrière. Il est certes probable qu’il existe un va et vient entre ces deux mondes, entre personnage et écrivaine, mais sans plus.
La littérature féminine maghrébine d’expression française est une littérature qui se soulève contre les conventions, traditions, paraître, elle se veut une littérature de témoignage vivant. Elle est aussi une littérature où l’écrivaine ose, où il faut faire des choix douloureux, où l’identité au lieu de se camoufler derrière des barricades fausses, les met en lumière en s’adonnant à une sorte de jeu dénudation qu’on ne peut point étiqueter sinon d’un désir d’avoir la parole, d’une quête d’affirmation de personnalité, une sorte de plaidoirie pour la tolérance dans le but de s’affirmer.
Qu’importe si elle tient de l’autobiographie, qu’importe que la focalisation soit interne, externe ou autre, l’essentiel c’est que c’est une littérature qui met le doigt sur des revendications un peu inavouée, ou avouée de société qui se met sur la sellette, sous les feux de la rampe et qui se remet en question, un besoin irrépressible et incontrôlable pour s’auto analyser et d’ouvrir des débats constructeurs sur divers sujets. Une littérature pour le partage où les rapports humains nous bouleversent profondément, où il y’a des notes d’espoir.

mardi, décembre 06, 2005

I have a dream

le dreamliner B787 de Boeing


Bonjour,
je passe en coup de vent pour faire un petit coucou à tout le monde et vous faire part de ma joie de voir Lynn animer d'aussi belle manière ce blog, poussée à se parfaire par un vieux frère d'arme en la personne de dima.

d'autre part, et une fois n'est pas coutume, je tenais à parler de l'évolution d'une situation qui m'interesse de près puisque elle concerne le milieu professionnel dans lequel j'évolue.

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Si le lancement par Boeing du dreamliner sur le marché mondial augure un confort sécurisé au moindre coût, il n'en est pas moins porteur, par les ailes du B787, d'une hégémonie technologique, sous-jacente d'une pernicieuse mutation de l'industrie aéronautique aux répercussions économiques incertaines dans notre pays qui commençait à peine à grignoter quelques miettes du marché mondial.

Non pas que cette hégémonie n'existait pas auparavant, mais elle se trouve être renforcée par ce passage à un niveau technologique supérieur auquel notre industrie, empêtrée dans les affres d'une restructuration économique, au détriment de la composante sociale, ne semble pas prête d'appréhender sous de bons auspices.

C'est donc à boulets rouges que les "patrons" de l'industrie aéronautique marocaine tirent sur le syndicat des techniciens aéronautique du Maroc qui essaye, par des temps peu propices aux mouvements syndicaux (mondialisation oblige), de voir le jour, perçu d'emblée comme un grain de sable dans la mise en place d'une restructuration prétendue fructueuse pour le secteur aéronautique national.

Il est difficile pour royal air maroc, dans le contexte économique mondial actuel qui pousse nombre d'entreprises à se recentrer sur le cœur de leur activité, sous la pression de la concurrence afin d'accroître leur efficacité dans leur métier d'origine, de résister à une "gestion facile" dans ce redéploiement structurel. Une restructuration qui focalise sa politique économique sur ,d'abord et avant tout, la réduction de la masse salariale, traduite par une externalisation de certaines fonctions jugées non cruciales à la vocation primaire de la compagnie, et parmi lesquelles l'entretien des aéronefs se taille la part du lion.

Ne nions tout de même pas que cette externalisation permet de gagner en souplesse de gestion et en réactivité et que la création d'emplois dans le secteur tertiaire résulte en grande partie de la recomposition du périmètre des entreprises industrielles, que ce soit par simple achat à l'extérieur ou par regroupement de certaines tâches dans des unités spécialisées au sein d'un groupe. Le coeur de métier n'est cependant pas toujours centré sur la production industrielle au sens strict du terme : l'innovation ou la politique commerciale sont souvent plus fondamentales. Ceci peut aboutir à privilégier les réseaux de distribution, pour sous-traiter massivement la production.

Le hic dans toute cette affaire est que le paysage industriel marocain n'étant pas très développé de façon à absorber cette demande accrue dans la sous-traitance des technologies de pointes, il risque d'y avoir récupération de cette part de marché par des réseaux extra nationaux qui, dans le meilleur des cas, viendront s'implanter sur le territoire en masquant leur hégémonie technologique par le mirage mirobolant de la création d'emplois.
Emplois qui pourront être retirés à tout moment et donnés à d'autres, toujours pour des besoins de rentabilité accrue.

Face à cette mouvance des pôles d'intérêts économiques il convient de dire que les syndicats nationaux, qui ont une longueur de retard, pour ne pas dire qu'ils sont complètement largués par la déferlante "mondialisatrice", campent dans une attitude réactionnaire peu propice à la régulation d'une convergence d'intérêts pour un équilibre socio-économique durable. Comme il convient de constater le manque crucial d'études sérieuses (chiffres et statistiques) sur les effets des nouvelles stratégies adoptées en matière de restructuration de l'industrie aéronautique nationale.

Pour les industriels, aussi bien que pour les syndicats du corps de métier de l'aéronautique il est certainement louable d'avoir des rêves, encore faut il mettre en place, en commun, les outils nécessaires à leur réalisation.

kb....Lambdaoui sous d'autres cieux...eh oui! :)

Liberté mon amour

Si on laissait libre court à notre imagination,
Si on donnait libre court à notre pensée
Si on la débarrassait de son austère maîtrise
Ciselant et polissant les reliefs pour capter cette lueur
Energétique et savoureuse où évolue cette lumière
Si on effleurait de notre souffle son poli
Désespéré pour l’arracher de son socle
D’un regard effronté la libérer
D’un geste l’affranchir de ses blessures et cicatrices
Sans la modeler à notre convenance, sans la brider, ni la brimer
L’emporter dans un tourbillon salutaire
Pour accroître sa soif, pour la rendre irrésistible.
Si on la libérait de sa tourmente,
Si on valsait, chaloupait avec elle aux grès de son inspiration
Sans la priver de ses conviction inébranlables.
Lui promettre de ne point souffrir d’abandon.
Sous un faisceau de lumière mettre en valeur
Les reliefs de ses courbes.
Enivrante lumière d’une parole absente présente
De l’absence est née l’espoir d’un soir
Imagination et liberté s’échangent un regard plein de complicité




On serait alors surpris de voir ses ailes déployées, étendues dans un élan, une ardeur de liberté

lundi, décembre 05, 2005

Entre vous et moi

Les frontières entre objectivité et subjectivité sont parfois déroutantes. Les limites le sont tout aussi. Pour certains elles se résument à séparer deux pensées distinctes : l’une scientifique et l’autre littéraire, même s’il nous est possible de mettre d’autres en parallèle, je préfère restreindre, délimiter mon champs d’investigation à ces deux pensées.
Certes, il est facile de se référer à des théories, de les appliquer à la lettre pour prouver nos thèses, ou contrer celles des autres. La méthode OHERIC a fait ses preuves : elle se résume en des observations que l’on fait qui se font suivre d’hypothèses à émettre. Celles-ci sont mises à l’épreuve pour déterminer leurs justesses grâce à des expériences, pour aboutir à un résultat, une conclusion, ou des conclusions. Donc, la mise en épreuves permet d’être sûr du résultat auquel on arrive .Néanmoins, à l’intérieur même d’une science taxée d’exacte l’on peut être surpris de la présence d’un foisonnement d’anti-thèse pour contrer les thèses avancées. Les hypothèses sur les réchauffements de la terre, les théories par moment contradictoires, nous laissent parfois sceptiques sur leurs différents fondements, toujours est-il qu’on arrive à adhérer à l’une ou l’autre. Tout se joue en qualité d’arguments scientifiques que les adeptes de l’une ou de l’autre stipulent, formulent pour convaincre leurs publics.
L’ « objectivité » du littéraire dépend de sa démonstration « objective » de sa thèse, quoique que personnellement je la saisis comme une perception de l’œuvre : tout découle de la sensibilité de chaque personne, de ses réactions face à l’œuvre en question, de son « bagage » littéraire face au texte de départ. Le texte se trouve alors soumis à plusieurs lectures et interprétations qui ne font que l’enrichir encore plus d’avantage. La perception d’une œuvre peut être soumise à une lecture intertextuelle, celle-ci mis en confrontation le texte à d’autres textes.
Dans la littérature, on est dans le domaine de la réceptivité émotive, sensitive et parfois affective du texte : on aime ou on aime pas, on est inspiré ou pas, on est emporté ou pas. Deux mondes un peu complémentaires que sont la science et la littérature : du laboratoire un peu aux allures froids se font des recherches pour faire avancer le monde, pour guérir des maladies……… De l’autre rive, il y’a l’évasion, il y’a le recul face à la société pour la découvrir autrement, il y’a une sorte de quête pour discerner le genre humain, des essais pour appréhender la société dans laquelle on vit. On est en présence d’une autre vision du monde qui va à contrario de celle du laboratoire. Mais, le plus souvent on reste sur notre « faim » dans les deux domaines : on est acculé à des doutes, on est un peu ballotté entre des convictions et des incertitudes. Nos hésitations tatillonnent dans des ambiguïtés devant la perplexité de certains sujets. La variabilité des interprétations nous entraîne dans une précarité de jugement qui devient énigmatique. Ce n’est point un hasard que la pluralité des discours, de leurs analyses nous laisse perplexe à la limite timoré face à cette fusion d’exposés. S’il est vrai que la science a pour fonction référentielle qui réconforte notre regard, elle est un point d’ancrage. La littérature quant à elle s’infiltre par le biais de l’imaginaire, elle donne lieu à une mise en abîme de notre subjectivité, mais n’arrive-t-il pas dans certains cas que les pistes se brouillent entre ces deux pensées ?

jeudi, décembre 01, 2005

La conteuse

Il était une fois une conteuse de maux
Des maux se transforment en mots
Qui se dégustent sous un feu doux
Elle avait la finesse des phrases charmeuses
La légèreté d’un papillon papillonneur
Elle avait la notion sûre des feux sacrés.
Edificateur de merveilleuses paroles
Qu’elle protégeait dans des galeries
Aux dentelles de bois sculpté
Tel des trésors interdits qui frémissaient
Crépitaient dans un silence salvateur.
Des doigts, elles les caressaient
Comme pour redessiner leurs syllabes
Pour saisir leurs contours incertains.
Elle voulait les parer de leurs plus beaux atouts
Leurs infusaient un souffle de passion gourmande
Elle voulait briser leurs chaînes.
Elle voulait les faire sortir de leurs pénombres
Les faire vivre une merveilleuse rencontre
Des plus vivifiante, des plus voluptueuse


Les mots des fois préféraient une retraite éclair sous forme d’une absence, ils se nichaient au fond de la mémoire