
J'avoue que le but primaire (et loin d'être primate puisque ne véhiculant aucun échange en monnaie de singe) de ce post, est de promouvoir le blog de
Leblase, en proie à la démangeaison du p'tit doigt sur la souris en purulence gratteuse encline à la suppression définitive de son shplouc...ce qui serait une grosse perte pour la blogosphère mondiale. je sais qu'on en arrivera tous là tôt ou tard mais faisons durer un petit peu plus longtemps le plaisir.
Cher Leblase,
Très content d’avoir retrouvé mes chaussons, je festoyais l’évènement à grands coups de reins allègres dans ce jeu primaire et Ô combien primordial de la bête à deux dos, rendant ainsi le plus naturel des hommages aussi bien à la vie qu’à mon affable compagne qui supportait sereinement depuis de longues années déjà mon multitribulationnisme égareur de chaussettes.
Pourtant, tout concentré que j’étais dans ma noble tâche à toucher le fond, une partie de moi, apparentée à la matière spongiforme que d’aucuns identifient sous le nom de cervelle, ne pouvait se détacher, par je ne sais quelle cyber-atteinte, de ton abyssal questionnement qui tout en cherchant à toucher le fond des choses à la manière d’un capitaine naît mots , se révélait à moi, en même que l’explosion libérant mon « Kundalini », dans toute sa détresse sous jacente
- mon dieu ! soufflai-je dans mon tuba
- ouiiiiii ! répondit dans une intonation scaphandre, celle que tu personnifias sous un stéréotype fatmique
Elle était pourtant loin de s’imaginer qu’outre signifier l’atteinte d’un plaisir certain, la formule émise en râle, n’en véhiculait pas moins une profonde compassion pour l’être humain qui transcendait la virtuelle appellation de Leblase et qui formulait, inconsciemment, son appel de détresse à la manière d’un homme appartenant désormais à la mer.
"Ce coup-ci, je crois que j'ai touché le fond"
Leblase, sous le bonnet de J.Y Cousteau
Pourtant je ne connaissais même pas son vrai nom. Mais avons-nous besoin d’un nom pour donner libre cours à notre élan compassionnel ? Je le connaissais seulement par ses écrits, comme je connais, et conçois,
Laseine tel un frère que j’aime par le lien d’une mémoire culturelle ancestrale qui nous relie faisant qu’une part de chacun existe dans l’autre.
« J'espère que vous n'allez pas passer votre vie sur le Net.
Mais il est possible que vous y passiez votre mort. »
C’est sans aucun doute ce préambule qui me mit la puce à l’oreille et me poussa au grattage furibond, outre auriculaire, me poussant à entrevoir que le taulier se parlait en fait à lui-même et que dans un assemblage kaléidoscopique, nous étions des fragments de miroir ou chacun tente de s’entrapercevoir.
Dans cet amalgame émotionnel, je réalisai qu’une partie de moi (et là c’est pas des chaussons) vivait désormais sur le net. Cela voulait-il dire qu’une partie de moi était en train de mourir dans le réel de ma vie ? Que toute implication de plus en plus active dans le net revenait à une démission du réel ? Sommes nous effectivement en train de suivre le pernicieux cheminement menant à je ne sais quel temple du soleil dans un inexorable processus d’in-sectisation ? Quels seraient alors les moyens d’une dé-insectisation ?
Cher Leblase, frère de secte, je sais! Là où j’étais censé apporter quelques fragments de réponse je ne fais encore que creuser dans le questionnement mais, comme tout le monde le sait désormais si bien grâce à ton merveilleux shplouc :
"c’est en creusant qu’on touche le fond"
Et s’il est un mythe qui a encore de l’avenir, ce sont les
SECTES….et croyez moi ou non le meilleur
SECTICIDE reste
l’ANTI-MYTHE
peut-être alors deviendrons frères (soeurs pour complex* suite à sa transformation) pour de bon...
kb…en plongée
* Complex : troglodyte du shplouc Leblasien